Dès l'enfance André Malraux a manifesté pour le dessin et la peinture des dons qui sont restés ignorés de tous, sauf de ses intimes. Pourtant ces silhouettes gracieuses ou cocasses de chats espiègles, ces calligraphies de ' dyables ' farfelus griffonnées sur des pages arrachées de ses carnets, agrémentées de légendes malicieuses ou énigmatiques, ont accompagné sa vie d'homme, et de ministre. En contraste avec une existence austère, voire tragique, emplie d'interrogations profondes et de tourments, cet imaginaire dròle et bizarre avait le pouvoir d'émailler son quotidien d'étincelles d'esprit, insolentes, féroces ou absurdes.