Du Cueco pur jus. Henri Cueco aime les bêtes autant que les gens. C'est ce qu'il prétend dans ses textes. Mais est-ce bien sûr ? En tout cas, il les croque avec tendresse, il les aime comme il a aimé le jardinier de son Dialogue avec un jardinier. Pas avec pathos, pas avec mélo, pas avec de grands sentiments mais avec égard, distance et surtout, avec l'humour des mots. Des joyeux portraits tristes d'animaux, pas familiers, plus prompts à montrer les crocs et à vous refiler des puces qu'à vous réclamer caresses et tendresse. Loulou est simple. Il ne tolère ni les fourrures ni les curés. Il est bouffé par les puces qu'il refile à tout le monde. Il tente de copuler avec tout ce qui passe sur la place. Loulou, c'est un vieux chien, c'est le chien de ma mère.