Ellis Island, 1910. Au milieu de la foule des émigrants, une poignée d'âmes se croisent. Il y a Donato, l'Italien lettré, Gabor, le fuyard, et Esther, l'Arménienne qui rêve d'une vie nouvelle. Retenus le temps d'une nuit, leurs destins s'entrelacent dans cet espace suspendu entre deux mondes.
Dans ce tourbillon d'énergies, l'arrachement se fait libération, l'exil une force pour se réinventer. Face à eux, Andrew Jónsson, un photographe américain, cherche à travers son objectif à capter ce qui lui manque : le lien avec ses propres ancêtres. Dans une prose d'une grande sensualité, Jeanne Benameur signe un roman majeur sur l'exil et le voyage intérieur, où le corps devient la seule véritable patrie.