En 1985, un groupe d’humanitaires gagne Asmara, en Érythrée, ville isolée par la guerre et figée dans les vestiges de son passé colonial. Parmi eux, Hilarion Grigorian observe avec lucidité les illusions, les rivalités et les exaltations de ses compagnons. Au fil des jours, les beaux discours se heurtent à la complexité politique, à la misère et à la violence. Entre paysages grandioses, rencontres ambiguës et désillusions amères, le roman interroge les limites de l’engagement humanitaire et la part de “causes perdues” en chacun.