Lorsqu'on perd quelqu'un, on croit avoir perdu du même coup le monde entier, mais qu'après il en va différemment. Un jour, on finit par redresser la tête et regarder par la fenêtre. Et on s'aperçoit que tout ce qui existait avant que le monde ne prenne fin est resté en place. Ce sont les mêmes pommiers, les mêmes oiseaux qui chantent – et au-dessus de nos têtes un ciel identique qui brille, égal au paradis, si loin dans les hauteurs qu'il est malaisé d'espérer qu'on puisse l'atteindre un jour.