Arrivée à Lyon un jour de 1929, Szonja n'a aucune idée de ce qui l'attend. Si elle est montée dans le train, c'était pour suivre sa cousine et fuir une Hongrie sans avenir. Sa vie est immédiatement happée par la production de viscose, qui bat son plein et réclame de la main-d'oeuvre : en France, les femmes apprécient cette nouvelle ' soie ' bon marché. La Sase pourvoit à l'existence de chaque recrue : une place à l'usine, une chambre à l'internat, la chapelle et quelques commodités, un maigre salaire.