Tu seras empereur, mon fils... Et si Néron, plutòt qu'un monstre sanguinaire, avait été victime de l'ambition maternelle ? Agrippine, malheureuse d'être née femme et donc de ne pouvoir régner, perpétra les pires crimes pour assurer à son fils une digne carrière d'empereur. Seulement voilà : c'était au-dessus des forces de Néron, qui rêvait d'autre chose. Pour se libérer, il n'a pas eu d'autre choix que de se débarrasser de sa mère.
Avec la provocation et l'iconoclasme qu'on lui connaît, Françoise Xenakis démolit un mythe, pour faire ressortir un personnage plus humain : Néron bâtit des routes et encouragea le théâtre, qu'il démocratisa. Il fit cesser les jeux barbares qu'il remplaça par des courses. Et il souffrit de ne pas se sentir aimé par sa mère.