' Tous les hivers, depuis que les chimios me rendent un peu pénibles les jours plus gris que bleus, les plafonds bas et les routes glissantes, j'attends la floraison des lilas. C'est un point de mire, un horizon de lumière, une sorte de jalon pour compter les mois qui me séparent des beaux jours, un but pour canaliser mon énergie et me donner envie de voir venir le printemps. Plutòt qu'en hiver, je préférerais mourir au printemps, au merveilleux temps des lilas. '