Au milieu des souvenirs de William Boyd, la France tient une place considérable. Qu'il en soit remercié ! Non par chauvinisme d'aucune sorte, mais simplement pour l'autre regard qu'il donne à voir sur l'Hexagone et son histoire. Une histoire qui a souvent imprégné la terre du sang des hommes, français ou anglais d'ailleurs. Ce n'est donc pas un hasard si son premier film (La Tranchée) traite de la Première Guerre mondiale, comme la nouvelle inaugurant Visions fugitives. On ne sera donc pas surpris par le style cadrage, plans, scènes, dialogues, qui ressort tout au long de ce recueil mêlant souvenirs réels ou fictifs, composé à la manière d'un cinéaste.