À cinq ans, Justine revient d’un coma comme on renaît : la mémoire effacée, le monde à réapprendre. Dans le Caire bruyant et poussiéreux, elle cherche des repères auprès d’un père qui se réfugie dans les versets, contourne les mots qui brûlent — « mère », « Liban » — et laisse des blancs partout. Alors Justine avance seule, recoud les silences, interroge l’absence, et remonte, à sa façon, le fil d’une enfance prise dans le chaos et les illusions brisées du Moyen-Orient. Un roman d’une rare intensité, entre perte et désir de liberté.