Ils ont moins de 18 ans, 13 ou 14 parfois. A l'âge difficile de l'adolescence, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans repères, sans limites, et leur premier acte de délinquance sonne souvent comme un appel au secours. Au bout de leur route, le tribunal pour enfants. Demain peut-être, la prison.
Confrontés à un phénomène qu'ils ne parviennent pas à endiguer, les responsables politiques hésitent entre les bonnes intentions et la répression, les programmes de rénovation urbaine et l'envoi des compagnies républicaines de sécurité. D'un còté des mesures nécessaires mais inopérantes dans l'immédiat, de l'autre un discours et des pratiques sécuritaires qui radicalisent les antagonismes et hypothèquent tout projet de réinsertion.
Comment en sortir?